Publié le 16.06.2026 Article PUBLICATION ADEUPa Les besoins de main-d'œuvre en 2026 dans l'Ouest breton - Article Augmentation des besoins, baisse des difficultés exprimées Les employeurs de l’Ouest breton envisagent 46 000 recrutements en 2026, soit un volume traduisant un fort besoin de main-d’œuvre. Si près d’un projet sur deux est jugé difficile, le niveau de tensions tend tout de même à diminuer par rapport aux années précédentes. Ces résultats sont issus de l’enquête réalisée chaque année par France Travail auprès des entreprises sur les besoins et difficultés d’embauche. Plus de 46 000 projets de recrutements recensés dans l’Ouest breton en 2026 Les employeurs interrogés par France Travail dans l’Ouest breton ont déclaré 46 161 projets de recrutements pour l’année 2026. Ce volume est en hausse de 7 % par rapport à 2025, une évolution contrastant avec la dynamique régionale globalement stable (-0,2 %). Cette progression masque toutefois des dynamiques territoriales différenciées. Les besoins de recrutement augmentent plus fortement dans les pays de Lannion (+10,3 %), de Saint-Brieuc (+9 %) et de Brest (+7,7 %). À l’inverse, les hausses restent plus modérées dans les pays de Morlaix (+1,4 %), du Centre Ouest Bretagne (+3,7 %) et dans le pays de Guingamp (+4,2 %). En 2026, 47 % des projets de recrutements identifiés à l’échelle de l’Ouest breton sont jugés difficiles par les employeurs. Le niveau global de difficulté tend à diminuer : il atteignait encore 55 % en 2025 et culminait à près des deux tiers des projets à la sortie de la crise sanitaire. Les tensions demeurent plus marquées dans l’Est de la région. L’inadéquation entre les profils des candidats et les besoins des employeurs est la première problématique, citée par 84 % des recruteurs, devant la pénurie de candidats (82 %) . Par ailleurs, plus de la moitié des établissements évoquent des freins liés à la nature même des postes proposés. Dans ce contexte, le recours à une main d’œuvre formée à l’extérieur du territoire apparaît comme l’une des solutions envisagées. Essor de la santé, recul du BTP et de l’hôtellerie en 2026 dans l’Ouest breton Les cinq premiers secteurs d’activité concentrent près de 70 % des intentions d’embauche dans l’Ouest breton en 2026. Ces domaines se caractérisent toutefois par des dynamiques contrastées. Le secteur de la santé et de l’action sociale, en forte progression, enregistre une hausse de 36 % en un an, soit plus de 2 300 projets de recrutement supplémentaires. L’agriculture et la pêche demeurent le premier secteur recruteur, en grande partie en raison du caractère saisonnier de l’activité, représentant à elles seules 19 % des intentions d’embauche. De plus, les besoins y progressent nettement (+20 % en un an). Les métiers de maraîchers, horticulteurs et aquaculteurs sont particulièrement concernés par cette hausse. Le taux de difficulté de recrutement (47 %) reste toutefois proche de la moyenne observée tous secteurs confondus. Autre secteur marqué par une forte saisonnalité, l’hôtellerie-restauration et l’alimentation sont en recul par rapport à 2025 (-9 %). Cette baisse concerne notamment les serveurs de cafés et de restaurants (-12 %), les aides de cuisine et employés polyvalents (-18 %), ainsi que les employés de l’hôtellerie (-15 %). En troisième position se trouve le secteur de la santé et de l’action sociale avec une forte progression de 40 %, soit près de 1 800 projets supplémentaires. Les besoins portent particulièrement sur les aides-soignants, les infirmiers, les sages-femmes et les agents de service hospitaliers (environ 1 200 projets supplémentaires). Le métier d’aide à domicile se classe également parmi les plus recherchés. Ces professions se caractérisent par des difficultés de recrutement élevées, avec un taux de 53 %, supérieur à la moyenne. L’industrie et les activités récréatives enregistrent également une progression, respectivement de 14 % et 16 %. Pour le premier secteur cité, les besoins concernent notamment les ouvriers de l’assainissement et du traitement des déchets ainsi que ceux de l’agroalimentaire. Dans les activités récréatives, la hausse porte principalement sur les professionnels de l’animation socioculturelle et les éducateurs sportifs. Les difficultés de recrutement diffèrent néanmoins fortement entre ces deux secteurs : elles sont élevées dans l’industrie (62 %) et sensiblement plus faibles dans les activités récréatives (25 %). Enfin, le secteur de la construction connaît un recul marqué (-14 %), touchant notamment les plombiers-chauffagistes, les ouvriers qualifiés en menuiserie, les peintres en bâtiment et les conducteurs d’engins. Malgré cette baisse, les difficultés de recrutement y demeurent particulièrement élevées, avec 70 % des projets concernés. ECONOMIE RECRUTEMENT OUEST BRETON Les besoins de main d'œuvre en 2026 dans l'Ouest breton - Base de données Type de document Article Organisme(s) ADEUPa Brest Bretagne Auteur(s) BIANIC, Lucie Date de publication 2026/08 Collection Les articles de l'Adeupa Titre de périodique Observatoire de l'économie de l'Ouest breton Durée 4 min diffusion grand public